Cher-e ami-e, cher-e camarade,
Vous trouverez ci-après, au nom du collectif de "communisme 21", une première contribution pour un débat ouvert et constructif.
Ce texte de travail a vocation à être enrichi par l’apport de tous et toutes, membres du parti ou pas.
Naturellement, ce texte doit prendre en compte les résultats des élections législatives qui indiquent un ressaisissement et une forte volonté unitaire de l’électorat de gauche permettant l’élection d’un plus grand nombre que prévu de députés de gauche, et parmi eux de députés communistes. Ce qui démontre un attachement à l’utilité et à l’efficacité du travail des députés, des élus, et des militants communistes. Nous nous en réjouissons.
Cette reconnaissance de l’importance de la présence communiste au plus près des aspirations populaires, ne modifie pas, mais alimente, à notre avis, les réflexions et propositions exprimés dans ce texte.
Nous vous invitons à participer à ce débat en donnant votre avis sur le site ou en contactant des signataires de ce texte qui figurent à la fin de celui-ci.
Amicalement.
Toutefois, nous avons décidé de "modérer" le forum en fonction de 2 critères, l’anonymat et les propos déplacés
Le collectif communisme 21
Y’A QUELQU’UN ???
Salut à vous ou à toi Camarade(s).
je commencerais par dire que je suis déçu ou plutôt inquiet de constater que ce forum d’expression est si peu exploité.
De ce fait j’en suis réduit à penser et surtout à réaliser combien la mission de rassemblement va être rude.
1°) Soit peu de copains s’intéressent au sujet, ou tout simplement et statistiquement nous ne représentons vraiment que très peu de personnes.
2°) Soit les communistes sont des timides ou peut-être sont-ils rentrés dans le rang des gens qui ont choisi de travailler plus.
3°) Dois-je pour autant, me considérer comme faisant parti des derniers vrais résistants à une destinée choisie et programmée par un parti capitaliste et boulimique de pouvoir ?
Puis me résigner ou m’en satisfaire en subissant l‘oppression ?
Ou bien encore, espérer que les socialistes parviennent à gauchirent leur pensées !
Personnellement je réponds non ! Non ! NON et NON !
ET TOI ?
Salut Bernard, comme toi et beaucoup d’autres copains, je me questionne sur l’orientation qui est donné au débat.
Je fais partis de ceux qui veulent rester fidèle et qui témoignent une grande confiance en notre sigle, car il est lui aussi resté très fidèle à la pensée qu’il évoque. De plus, Je ne perçois rien de rustique ni d’archaïque en lui.
Maintenant reste le recentrage du programme qui rassemble les communistes et la vraie gauche. C’est de ce côté que nous devons nous concentrer, pour paraît- il le moderniser.
Et si pour cela, il suffisait de lui rendre tout son sens en réhabilitant un à un de manière convaincante et en les adaptant au progrès pour mieux les promouvoir, toutes les grandes et vraies idées qui sont les nôtres ?
Mais aussi, bien les détailler pour expliquer comment et pourquoi elles sont plus que jamais d’actualités.
Idées de partage ;
d’élargissement de l’assiette des charges sociales aux revenus du capital ;
sauvetage de la sécu ;
nationalisation des structures de transports, de la production et distribution des énergies, de l’eau, de la poste et de la télécommunication, renforcement des services publics, alors qu’aujourd’hui déjà le nouveau gouvernement brade et dilapide notre patrimoine ;
revalorisation du salariat et rééquilibrage du pouvoir d’achat des plus pauvres ; etc etc
Ce texte collectif se dit être un premier apport à la réflexion collective, c’est très bien. Dans cette période nous avons besoin de débattre sans tabou. Ce site est d’ailleurs très utile pour cela. Dans cet esprit je me permets de vous faire connaitre quelques unes de mes réfléxions. Cordialement, Jean-Noël Carpentier - val d’oise
CONTRIBUTION A L’AVENIR DE LA GAUCHE
Construire une dynamique pour gagner
Le 2éme tour des législatives démontre qu’en politique la fatalité n’existe pas. Si la séquence électorale de 2007 est cruelle pour la gauche, elle n’est pas définitive.
Bien sûr la gauche a déçu lorsqu’elle était au pouvoir, mais en 2007, ce n’est pas principalement son passé qui est en cause mais sa capacité à faire espérer en l’avenir. Aussi, si la droite a bien « joué le coup », la gauche porte une importante responsabilité dans sa défaite. Elle a payé son incapacité de formuler des propositions claires et cohérentes répondant aux questions que se posent les français et sa désunion.
Pourtant les victoires aux élections régionales, celles des européennes puis le retrait du CPE pouvaient laisser envisager une victoire en 2007. La gauche a gâché sa chance en croyant en une victoire facile sur une droite disait-on « usée et mal aimée ».
Cette analyse a empêché le travail préalable entre les formations politiques de gauche pour construire une alternative à la droite. Chacune, déjà rongée par ses divisions internes, a voulu servir ses intérêts en oubliant que la victoire était encore à construire. Le Ps divisé, hésitant entre le centre ou la gauche, n’a pas tendu la main à ses partenaires. La direction du Pcf s’est, quant à elle, rapprochée de l’extrême gauche et n’a pas trouvé une posture claire, ni avec ses alliés ni dans ses idées. Les Verts également n’ont pas su parler aux français. Désunie et sans projet, la gauche n’a pas offert de perspective crédible de changement.
Dans ce contexte, nombre d’électeurs n’ont plus cru à la victoire. Certains se sont rapprochés de Bayrou et beaucoup ont vécu la diversité des candidatures de gauche comme un handicap pour une victoire déjà gravement compromise. Conclusion le Ps fait un résultat honorable, mais ses alliés traditionnels, le Pcf et les verts sont abandonnés par de nombreux de leurs électeurs. Ceux-ci votant dés le 1er tour pour Ségolène Royal afin d’assurer la présence de la gauche au 2éme tour. Au soir du 22 avril la gauche totalise à peine 36% et Nicolas Sarkozy est élu le 6 mai.
Les rapports de forces actuels ne sont pas immuables et il ne faut pas classer les 53% des français qui ont voté pour N.Sarkozy dans un même bloc monolithique. De même je ne crois pas à la théorie du « glissement de la société vers la droite » qui accrédite l’idée que la gauche ne pourra s’en sortir qu’en cherchant son salut vers le centre.
La gauche ne doit pas laisser dans le désarroi ces millions de personnes qui espèrent encore en elle. Il faut qu’elle reprenne la main. Qu‘elle s’oppose efficacement à la droite, qu’elle « parle au peuple » et qu’elle travaille avec lui à sa « refondation ».
D’abord construisons l’unité qui a tant manqué lors des derniers scrutins. La gauche est une famille, certes diverse, mais une famille qui trouve la force de gagner lorsqu’elle se rassemble sur l’essentiel : la démocratie, la solidarité et la justice sociale. De même la gauche doit mieux assumer sa diversité qui devrait être vécue comme une richesse plutôt qu’un handicap. Pour autant, si le pluralisme à gauche est indispensable sur le plan idéologique, il convient de s’entendre sur le plan électoral pour battre la droite.
Car, c’est essentiel, pour engager des réformes progressistes il faut gagner les élections ! Aujourd’hui, aucune formation de gauche ne peut gagner seule. Ni « programme commun », ni « gauche plurielle » il faut inventer un cadre unitaire qui pourrait avoir la forme d’un « forum progressiste permanent » organisé collectivement par les différents partis de gauche. Ce cadre, ouvert à tous, adhérents ou sympathisants, doit permettre l’élaboration d’un corpus d’idées communes et des stratégies électorales permettant de convaincre une majorité de citoyens. Ce cadre unitaire ne peut être la fusion des sensibilités dans un grand parti de la gauche au risque d’installer une bipolarisation sclérosante pour la démocratie.
Enfin, pour pouvoir prendre corps dans la réalité et être utile aux français, ce « cadre unitaire » pourrait aussi résider en quelques propositions symboliques fortes capables d’améliorer la vie de nos concitoyens. Il faut apporter des réponses simples et efficaces aux problématiques qui font le quotidien des français et notamment sur celles du pouvoir d’achat, de la sécurité et du logement.
Dans le débat de l’avenir de la gauche, les communistes ont toute leur place. Ils doivent s’y engager en s’interrogeant sur leur organisation, leur projet et leur apport à la gauche. Inscrit depuis 30 ans dans une phase de régression, le parti communiste doit aujourd’hui accomplir des gestes historiques. Il ne s’agit pas de refaire en mieux ce qui a déjà été tenté par les directions successives mais bien d’envisager la construction une nouvelle force politique, qui, tout en respectant son héritage communiste se tournera résolument vers l’avenir. Investi dans une démarche unitaire à gauche cet objectif d’une nouvelle force pourrait être l’œuvre commune de très nombreux progressistes. Avec un projet spécifique qui conteste l’ordre établi, qui remet en cause les dogmes du capitalisme et qui propose des idées crédibles, cette nouvelle formation politique pourrait être utile à la construction de prochaines victoires de la gauche pour de nouvelles conquêtes sociales.
Les partis politiques de gauche sont face à leurs responsabilités. Néanmoins le nécessaire travail de refondation de la gauche ne peut pas être uniquement « leur » affaire. Imaginons les formes à mettre en œuvre dans cette réflexion pour ne pas passer à côté de toutes les richesses progressistes qui existent dans notre peuple. Sortons des sentiers battus et ouvrons en grand les portes à celles et ceux qui croient encore en la gauche.
Alors ça y est, le grand débat sur l’avenir du PCF et la recomposition de la gauche a commencé. Les "amis de Robert Hue" (alias "Communisme 21") viennent de verser leur contribution à ce débat. En voici une lecture critique, totalement partiale et personnelle...
Je passe sur la (longue) analyse initiale de la situation politique nationale actuelle. Rien de bien nouveau de ce côté-là.
Par contre, je ne partage pas du tout l’analyse proposée de l’échec de MG Buffet (au-delà de l’incidence du vote utile) : en dépit de l’intérêt suscité par les propositions déclinées pendant la campagne, l’échec de la candidature s’expliquerait par la non adhésion de l’électorat à la stratégie politique choisie : "que la ’vraie gauche’ l’emporte d’abord sur les autres, puis qu’elle les rassemble pour pouvoir enfin gagner et mettre en œuvre sa politique"... Le PCF aurait échoué parce qu’il n’aurait pas réussi à "imposer dans la campagne présidentielle l’enjeu d’un changement de la donne à gauche".
Vous croyez vraiment que la ménagère de moins de 50 ans en a quelque-chose à faire de ces questions ?
Mon analyse est totalement différente : comme je l’ai suggéré à l’époque, je suis convaincu que la campagne a patiné parce que les propositions avancées étaient des mesures d’accompagnement et de protection des gens, pas des propositions de changement radical des règles du jeu. Et donc qu’elles n’étaient tout simplement pas crédibles. Les gens se disaient : "c’est bien joli tout ça, mais c’est la mondialisation, alors...". La campagne de MG Buffet n’était pas communiste : Mélenchon aurait pu faire la même !
Le document de "Communisme 21" ressasse ad nauseam les problèmes de processus politiques, et passe complètement sous silence les enjeux de contenus. Le problème n’est pas de savoir quelle est la bonne stratégie d’alliance ou de recomposition. Il est avant tout de savoir si nous avons une alternative à proposer au capitalisme, et si oui de le faire savoir très clairement !
D’accord pour renouveler et réactualiser la pensée et le projet communistes, ainsi que nos modes de fonctionnement. Marx n’est pas coulé dans le bronze... Mais en quoi cela nécessiterait la mort du PCF ? Le document postule carrément que PCF = marxisme sclérosé = parti stalinien = bon à jeter !
Mais surtout, il évoque à plusieurs reprises l’échec du communisme... alors nous y voilà. Pour les auteurs, le "communisme" c’est fini, c’est de l’histoire. Le terme pourrait encore être utilisé comme référence culturelle, définie en négatif comme étant de l’anticapitalisme, et en positif comme une vague aspiration à un monde meilleur, aspiration que l’on partage avec "le mouvement"...
Ca m’intéresserait de savoir ce que les signataires de ce texte pensent de l’appropriation sociale des moyens de production ! Plutôt que de consacrer des pages entières à la "recomposition" ou à nos relations avec "le mouvement"...
Assez de propositions de recomposition ou d’organisations ou de processus. Tout ça c’est de la foutaise, bonne pour ceux qui ne savent pas qui ils sont ni où ils vont, et ne veulent surtout pas se poser la question ! (bon là je m’emporte, c’est pas bien)
Il ne faudrait surtout pas que le PCF se transforme en un vague machin utilitaire balloté dans le mouvement, sans savoir ce qu’il propose tout en participant à de multiples forums...
Un forum, ça réunit ceux qui sont contre la même chose (le capitalisme).
Un parti, ça réunit ceux qui sont pour la même chose (le communisme en l’occurrence).
Les partis (et leurs militants) peuvent participer à des forums, pour y apporter leur contribution mais aussi, bien sûr, pour nourrir leurs réflexions et mettre en débat leurs propositions.
Le nouveau parti que nous propose "Communisme 21", il est pour quoi ? On ne sait pas... ça commence bien ! Dialoguer avec le mouvement c’est bien, mais pour dialoguer il faut avoir une parole à proposer...
L’urgence est aujourd’hui de développer nos propositions politiques, avec un grand P cette fois. C’est ça le gros travail que nous avons à faire. Alors le mot "communisme" commencera à prendre un nouveau sens, d’une actualité brûlante pour la ménagère de moins de 50 ans.
Six axes me paraissent essentiels pour articuler notre vision du communisme
Appropriation sociale des moyens de production, dé-financiarisation de l’économie, encadrement de l’économie de marché.
Elargissement, rénovation et renationalisation des services publics.
Education à l’esprit critique, à la non-violence et à la fraternité.
Politique internationale, rapprochement avec nos camarades d’Amérique du Sud.
Nouvelle mondialisation économique et lutte contre les délocalisations.
Développement durable tant économique que humain (et donc environnement, énergie, alimentation et santé publique).
Après, les questions des formes et des moyens d’action ainsi que des alliances politiques devront être aussi abordées, mais ce sera déjà plus facile quand nous aurons redonné un contenu palpable et porteur d’espoir au mot "communisme"...
Mouton Noir
Expression optimiste d’un citoyen privé d’emploi
Congrès extraordinaire, Comme si cette ritournelle rhétorique, devait déjà faire passer un message de satisfaction.
De plus il n’y a là rien d’extraordinaire ! Si ce n’est qu’une nécessaire et urgente logique de remise en cause, pour une réelle réadaptation de nos méthodes de communication qui se voudra plus favorable au travail de réaproppriation qui s’annonce..
Car évidemment, chacun d’entre nous constate que depuis trop longtemps, la timidité de nos messages ne trouvent plus de résonances auprès de notre électorat voire plus et qu’il est grand temps d’y remédier.
N’accablons pas les médias, ils sont la représentation d’une société moderne. Ils sont notre reflet ! Mais surtout notre énergie est précieuse et doit servir à autre chose
« Le militantisme peut se passer des Médias, mais les Médias ne peuvent se passer de nous ». Je ne sais pas si quelqu’un l’a déjà dit, en tous cas moi j’en suis convaincu.
Moderne peut-être !!! Mais moderne pour qui ?
Camarades exclus de tout, camarades contraints au RMI ou aux ASS, camarades chômeurs, travailleurs précaires ou à temps partiel subi, camarades payés au SMIG et vous autres citoyens malades, handicapés, retraités et travailleurs pauvres, pourquoi continuer à endurer cette maltraitance que nous inflige cette société soit disant moderne.
Camarades de gauche, solidaires de nos amis, de nos parents de nos enfants et de nos frères qui subissent cette violence morale, je vous dis rassemblons nous et soyons unis pour exprimer nos valeurs de partages et pour opposer à nos gouvernants d’aujourd’hui des idées et des convictions plus nobles parce que plus justes
Camarades et amis, je dis qu’ensemble nous représentons une masse humaine et citoyenne saine et crédible qui a droit à davantage de respect et à plus de considération.
Ensemble faisons leurs savoir que nous n’acceptons plus ces conditions de survie imposées par un système capitaliste et une mondialisation ravageuse, fondée uniquement sur une irresponsable domination de l’argent, plutôt que de favoriser l’entraide et la solidarité.
Camarades, notre pays, notre France que chacun d’entre nous représentons, notre France, derrière son étalage d’images protocolaires et de luxure ne veut plus au fond d’elle avoir honte, lorsqu’elle observe quotidiennement le décalage des conditions pénibles d’existence que beaucoup de ses enfants subissent.
Notre France ne veut plus ressentir cette colère lorsqu’elle compare la souffrance des uns, face à d’autres qui ont trop et plus encore et qui en réclame toujours davantage..
Notre France, notre patrie qui inlassablement cherchera à protéger tous ses enfants et ses nombreux cousins d’autres pays, ne doit plus supporter cette vergogne, mais au contraire veut pouvoir compter sur des Femmes et des Hommes de liberté d’égalité et de fraternité
Mario GUZZO
S’ECOUTER POUR PRODUIRE ENSEMBLE DU COMMUNISME. "C’est le mouvement du réel qui abolit l’état de choses existants, ce sont les hommes qui font l’histoire". Ces deux idées développées par Marx ont été dans le passé interprétées comme ne pouvant trouver de solutions autrement que par le haut compte-tenu que les peuples, abrutis par le travail et aliénés par les idéologies dominantes, ne pouvaient à eux seuls s’émanciper du capitalisme. "Du passé, il fallait faire table rase". Et c’est sur ces principes fondamentaux que s’est bâtie l’histoire du communisme tant en France qu’après la Révolution d’octobre 1917 en URSS et qui a conduit à la dictature du prolétariat théorisé en URSS, en France, et dans les pays dits du socialisme réel. Il fallait éduquer le peuple. Avec les erreurs et les crimes de ce socialisme-là. Et c’est au nom de cette dictature du prolétariat que la classe ouvrière des pays dits socialistes étaient durement réprimée. C’est dans les partis communistes notamment européens (en dehors peut être de la période de 1936 et du Front populaire pour le pain, la liberté et contre le facisme montant en France, comme partout en Europe) que le stalinisme s’est développé tant dans les partis eux-mêmes que dans la visée communiste. Ceci d’autant plus que des résultats réels étaient obtenus dans le développement économique et social ( mais à quel prix, élimination des communistes de la première heure par Staline, répression féroce contre les Koulaks, etc...). L’idée alors partagée par tous les partis communistes était que pour édifier le socialisme il fallait une "avant garde éclairée". Ce principe fondamental pouvait trouver deux possibilités : soit la prise du pouvoir par les armes, soit le grand soir électoral où le peuple aurait adhéré à un projet édifié d’en haut (même si certes les principales aspirations s’y trouvaient), l’idée était quand même d’édifier le socialisme comme une étape qualitative pour aller vers "l’homme nouveau".
En finir avec une démarche venue d’en haut
Pourquoi je dis cela ? Ce n’est pas pour ne pas être en même temps fier d’une grande partie de l’histoire du PCF au XXème siècle, la stratégie du Front populaire en 1936, la Résistance et le rôle décisif des communistes dans l’édification du programme et la mise en oeuvre du programme du CNR, avec ses zones d’ombre cependant comme sa participation pas toujours très nette dans les luttes anticoloniales, etc.... Mais parce que jusqu’à aujourd’hui - élections présidentielles 2007 comprises-, nous nous sommes toujours heurtés à la même question fondamentale : comment le peuple peut-il s’émanciper, puisque ce sont les hommes qui font l’histoire, mais qu’ils sont traversés par les contradictions du capitalisme ? Par exemple beaucoup de gens simples "grattent" tous les jours espérant devenir milliardaires ou bien considèrent que "parce que j’ai fait depuis trente ans l’expérience amère de l’alternance (1981/2002) et qu’à chaque fois j’ai été trompé, je vote Sarkozy" qui représenterait la rupture avec les politiques menés jusqu’à présent ou bien encore" puisque le capitalisme mondialisé et de surcroît financier est indépassable, l’idée de faire des heures supplémentaires me parait être une issue à mes problèmes de pouvoir d’achat". Pour autant et en même temps, beaucoup d’hommes, de femmes, de jeunes, font l’expérience de la solidarité, de la fraternité de l’action collective avec parfois des succès comme le NON au traité européen alors que toute l’idéologie dominante pousse chaque individu dans l’individualisme. Mais dans le même temps, l’élévation des connaissances par l’éducation nationale ( la majorité des jeunes vont jusqu’au Bac), mais aussi la responsabilisation de chaque salarié dans le travail par l’introduction des nouvelles technologies, les expériences sociales vécues dans le travail, la meilleure prise en compte par un plus grand nombre de nos concitoyens des enjeux planétaires montrent à l’évidence que chacun veut être maitre de lui même et vouloir donner son avis, apporter son esprit critique à toute décision, dans le travail, dans la vie des collectivités locales, sur les services publics, jusqu’aux lois édifiées par ceux qui gouvernent. Face au PCF qui continue à faire de la politique "comme avant" et l’expérience de la stratégie et d’un contenu décidé d’en haut fut-ce à quelques-uns dont des "initiés" lors des dernières présidentielles en est la dernière illustration-, les citoyens, les électeurs le rappellent à l’ordre. Rien ne se construira, en terme de transformation sociale de la société sans la participation active tant en terme d’actions, de contenus et de stratégie d’union et d’alliances sans notre peuple.
Notre peuple a besoin d’un nouveau parti communiste
Et c’est en cela que notre peuple a inversement besoin d’un parti communiste ouvert, à l’écoute des problèmes, des préoccupations, des attentes tout en étant porteur de propositions altenatives à chaque problème posé dans la société. Chacune de ces propositions étant à la fois un moteur de la mobilisation aniti-libérale mais également un levier capable de faire émerger des solutions répondant aux enjeux de la socété et mobilisatrice parce que confrontée à d’autres propositions émanant d’autres forces sociales et politques, allant dans un sens de progrès et pouvant s’en enrichir au point de devenir une force matérielle incontournable dans la riposte à la droite. Cette démarche permettrait en même temps aux électeurs et à une partie non négligeable des militant(es) du PS aujourd’hui déboussolé(es) par les orientations de ses principaux dirigeants pendant la campagne électorale (ouverture au centre) et et par la réhabilitation du profit, comme moteur de développement de la société, prôné par Ségolène Royal, de trouver le chemin de l’action unitaire. Et ce pour permettre, aux gens de gauche, sans repères entre à la fois les stratégies actuelles du PS, tirant vers le social-libéralisme et le centre et à la fois depuis celle du renoncement, initiée par F. Mitterrand en 1983, d’aller à la confrontation des projets de société. Pas de révolution avec "grand soir". Il s’agit de construire des processus avec les Français et les immigrés, de perspectives et de contenus pour une société de progrès. Est-ce à dire que ce peuple n’a pas su ces douze dernières années et notamment les cinq dernières se faire entendre ? Beaucoup d’éléments montrent le contraire. Des associations, des syndicats, des réseaux se constituent avec comme leitmotiv : contester l’ordre établi, tant sur les questions sociales, sociétales, économiques, politiques et culturelles. Des luttes unitaires de salariés recherchant l’opinion publique se développent et cherchent à construire des convergences d’intérêts entre salariés et usagers, entre salariés et population, pour arracher des résultats positifs allant au delà du simple statu-quo. Dans le même temps, et à la lumière de l’expérience vécue ces trente dernières années du point de vue politique d’alternances, salariés et population sont en quête de nouveaux espaces d’expression, de droits nouveaux, des moyens de démocratie directe. Les nouvelles technologies de communication notamment Internet sont mises à contribution. Cela s’est révélé dans les collectifs électoraux dans la campagne des Présidentielles,dans la lutte contre le CPE et le NON au CTE.
La direction nationale s’est fait piéger
A mon avis, dans cette réalité en mouvement, le PCF a recopié les mêmes erreurs du passé : décider d’en haut une stratégie s’articulant autour d’un pôle de radicalité, allant de la LCR à José Bové. Cette stratégie, au lendemain de la victoire du NON au TCE, nous a enfermés. De leur côté, les principaux dirigeants socialistes comme H. Emmanueli, certains Verts, ayant rejoint, pour l’essentiel d’entre eux, le bercail de leur parti imédiatement après. La LCR a décidé de rouler pour elle même (quoi d’étonnant ?) et bouquet final, J. Bové s’est déclaré candidat. Une stratégie décidée d’en haut (même si les communistes ont été amenés par leur vote à plébisciter la décision nationale), privant ainsi tout espoir d’une forte expression électorale antilibérale aux Présidentielles. La direction nationale en quête d’une candidature unitaire décidée d’en haut s’est retrouvée, de par sa démarche, coincée entre le marteau et l’enclume. On est loin d’un véritable fonctionnement démocratique dans le parti où chacun(e) compte pour un(e) dans le débat, cherchant le plus d’en commun possible. Ce qui ne m’amène pas à jeter aux orties les mises en place de collectifs électoraux unitaires, mais pose auourd’hui la question de leur devenir, de leur contenu. Ces collectifs qu’en faire ? La question de leur élargissement et de leur place et rôle, dans une construction alternative au capitalisme mondialisé, se pose. En fait, il existe des expériences diverses de mise en mouvement commune. Je pense aux démarches de démocratie participative, initiées et mises en oeuvre dans des municipalités à direction communiste. Expériences variées des deux conseils généraux à direction communiste, qui ont des éléments de réponse à nos questionnements. Toutefois, cela doit être approfondi tant dans ces municipalités : trop souvent on "lâche" quelques petits bouts de pouvoir aux gens mais on a encore trop peur des populations pour aller plus loin. Ainsi, on se prive de réfléchir avec elles sur les écueils politiques auxquels se heurtent ces villes ou conseils généraux et on ne permet pas aux citoyens de co-réagir pour l’intérêt général. On ne peut pas globaliser l’intérêt général. Il faut construire de l’intérêt général à partir des aspirations des gens, tout en débattant des enjeux. On court le risque d’être isolés, en tant que force de représentation, en ne faisant pas suffisamment confiance à l’intelligence et à l’esprit critique de chacun-e, notamment des jeunes et des catégories populaires.
Un besoin vital : développer la démocratie directe
Il manque encore trop à mon avis de mouvement du bas vers le haut et donc de bonne dose de démocratie directe où pourraient se confronter les points de vue et les solutions, y compris là où nous sommes minoritaires. N’y-a-t-il pas à réfléchir à des outils partagés pour permettre la structuration d’une telle démarche dans la permanence -et non de façon sporadique ? Les élus communistes des conseils municipaux, des conseils généraux, régionaux, les députés et les sénateurs devraient, dans cette démarche, être aux premières lignes et en complémentarité avec le parti. Il y a là déjà des expériences et qui méritent d’être davantage connues par les communistes ( L’Huma Dimanche s’en est fait l’écho autour d’Alain Bocquet et d’André Chassaigne). N’y-a-t-il pas à inventer et à mettre en pratique des démarches faisant de la démocratie directe (donc plus de pouvoirs aux citoyens) ? Alors oui le communisme a de l’avenir à condition d’aller vers un nouveau parti communiste où, j’en suis sûr pour peu que nous apprenions à nous écouter en même temps que nous écoutons les autres forces sociales, politiques, associatives mais également démocrates, intellectuels progressistes, simples citoyens, électeurs, militants du PS désabusés et en quête de sens, à partir des valeurs de la gauche. Ce qui permettrait de fédérer la gauche en France et en Europe, comme une force antilibérale, ouverte, unitaire, capable de relever les défis de ce XXIème siècle et notamment de la démocratie, comme fin et moyen de la transformation sociale. Parce qu’il n’y aura pas d’émancipation sociale sans émancipation humaine. Les coopérations Europe-monde sont indispensables, mettant les questions sociales, sociétales, économiques et culturelles de développement durable et équitable au coeur de la visée communiste. Elle nécessite des confrontations et des débats entre forces sociales, politiques progressistes pour aller vers du en commun, pour agir selon les moments, les enjeux. Chaque pas franchi dans ces domaines est un nouveau point d’appui pour avancer vers la visée communiste.
Pendre son temps pour l’écoute
Pour cela, il faut du temps et ne peut donc être réglé lors d’un congrès précipité à l’automne prochain comme proposé par la direction actuelle.De plus, il y a besoin, me semble t-il, compte tenu des diverses tendances qui traversent le parti d’une équipe pluraliste pour mener un tel congrès fondateur, au risque, et ce serait dramatique, d’un éclatement du parti. Le réel étant tellement complexe qu’il y a besoin de l’intelligence de chaque communiste, "encarté" ou de coeur. Ce travail interne ne suffit pas. Il doit être enrichie et être confronté, par des rencontres multiformes où réflexions, critiques, propositions touchant tant au contenu qu’à la stratégie, à la visée communiste, venant de syndicalistes, de progressistes, d’intellectuels qui comme nous pensent que le communisme a de l’avenir. Mais également de rencontres avec les citoyens qui ont plus que jamais leur mot à dire sur le besoin ou non d’un parti communiste du XXI ème siècle, qu’ils soient ouvriers, employés ou cadres. Les ingénieurs, cadres et techniciens font les frais des politiques fiscales et des politiques de smicardisation des salaires. Il en va de même du monde de la création. Or, les déserts sont là : immenses. Beaucoup a été fait et c’est remarquable pendant les deux campagnes électorales en terme de proximité. De nouveaux liens peuvent donc se nouer avec les gens. Elus et principaux militants doivent réfléchir aux moyens y compris humains à déployer. Un objectif : assurer une présence politique permanente et non pas qu’aux seuls moments des campagnes électorales. D’autant plus qu’il nous faudra travailler aux rassemblements sur la base de la contestation, voire de l’exaspération, pour à la fois appeler à la riposte et y prendre part, avec tous nos moyens et avec d’autres, autrement dit être à la fois dans la protestation, la résistance et la proposition alternative. Je me demande si nous sommes actuellement à la hauteur.
L’urgence d’un nouveau parti communiste exige d’avoir la patience de le construire ensemble
Toutes ces questions m’amènent à penser que le parti ne peut plus fonctionner comme aujourd’hui. Une garde rapprochée autour du secrétaire général, un fonctionnement pyramidal où les communistes sont appelés à débattre sur des décisions préétablies, c’est fini. Le vote des adhérents comme pratiqué aujourd’hui, comme hier n’étant qu’un moyen de faire plébisciter des orientations, des stratégies, des positionnements déjà décidés en haut sans l’apport décisif en préalable de chacun(e) communiste. Ce qui ne manque pas de faire des dégats. Un exemple : le désarroi des communistes de Lisieux et ses environs au lendemain des présidentielles de 2007 dû au score calamiteux du PCF. Certains ayant pris comme argent content ce que laissait entendre implicitement la direction nationale : le fait que MG Buffet pourrait réaliser 10% des voix au 1er tour. Enfin,il nous faudra préparer les élections municipales de 2008 en y associant les acteurs locaux, les citoyens et en confrontant les points de vue des différentes forces politiques, sociales tout en ouvrant nos listes à toutes celles et tous ceux qui se retrouvent sur les orientations décidées ensemble dans chaque commune. Une démarche à initier également là où nous sommes minoritaires dans les conseils municipaux. On le voit beaucoup de choses sont à affronter dans la période qui s’ouvre. Il va falloir, compte tenu de l’enjeu de l’existence du PCF, sortir des sentiers battus pour permettre réellement aux adhérents de s’y consacrer avec les moyens d’investigation nécessaires et le temps du débat, de la réflexion pour construire ensemble ce parti du XXIème siècle qui s’ouvre. Dans les champs de possibles, toutes les voies sont ouvertes. Dans quelle société voulons-nous vivre ? Yannick Amossé. Lisieux. Calvados
Je viens de lire avec beaucoup d’intérêt ce texte proposant la fondation d’un autre parti "acouché" par les communistes eux-mêmes et d’autres, attachés à ce courant de pensée. Je crois que le moment est venu de se poser toutes les questions comme vous le faites pour ne pas laisser vide un jour, la place qu’occupe le PCF.
Bernard Mô
Enfin du concret pour préparer l’avenir du PCF et faire le ménage dans notre exécutif national et sa politique de boutique. Le communiste a un vrai avenir et il est une vraie solution, mais il ne doit pas être aux mains de comptables mais de gens courageux et de convictions.
Il est grand temps d’écouter la base.
J’ai lu avec intérêt la contribution "pour un débat ouvert et constructif". Adhérent du PCF depuis quarante ans cette année, je partage complètement l’analyse des comportement éléectoraux des dix dernières années et la critique de la stratégie de la direction du PCF avec les "collectifs anti-libéraux" mise en oeuvre depuis 2005. Je pense qu’il faut analyser aussi plus les raisons de l’échec de la "mutation" des années 2000 : les obstacles rencontrés, les résistances d’une certaine vieille culture communiste, mais aussi les insuffisances : l’insuffisant enracinement de la réflexion sur la "visée communiste" dans le monde du travail, le fossé creusé progressivement avec les militants syndicaux.
Je partage pour l’essentiel l’analyse de fond sur l’échec de la stratégie de conquête préalable du pouvoir politique mise en oeuvre par les partis communistes depuis 1917, appliquée par le PCF en dehors de la période 1936-1945. Par contre, le texte ne traite pas assez la période 1971-1976 de construction, élaboration, premiers rassemblements autour du Programme commun de la gauche : cette période se rapprochait de celle de 1936 (elle s’est alors traduite en 78-79 par un PCF de 700 000 adhérents). Il y a eu alors un recul statégique de la direction du PCF qui a lancé la surréaliste campagne "d’actualisation" en 77-78 puis a accepté sous la contrainte la participation au gouvernement Mauroy en 1981... Je pense aussi que la construction d’un nouveau parti politique est nécessaire pour pouvoir casser ces pesanteurs du passé communiste, travailler à comprendre et participer au(x) mouvement(s) dans la société d’aujourd’hui, agir pour des rapports de force politique permettant de changer concrètement aujourd’hui la vie de la masse du salariat, de la classe ouvrière moderne d’aujourd’hui incluant tous les métiers de l’informatique, de la communication, etc... et l’élévation des qualifications et de la formation initiale des salariés. Voyons bien que la candidate communiste aux présidentielles a fait son plus faible score dans les actifs de 25-45 ans ( !!).
Par contre, il me semble que la réflexion sur la construction d’un nouveau parti portant une visée communiste (et je n’ai pas pour l’instant de proposition sur l’appellation, les statuts...) souffre, dans la contribution "pour un débat ouvert et constructif", de ne pas être mise en relation, en interaction avec le rassemblement, la coalition de gauche auquel nous devrions inévitablement participer, sur lequel nous voudrions légitimement peser sur le plan idéologique. Ne pas intégrer cette double problématique dès maintenant pourrait laisser penser que nous mettrions en débat une réflexion sur le seul parti communiste et pas sur la gauche et ses valeurs dans leur ensemble, que nous reproduirions l’idée que seul compte la formation communiste (toujours la tentation de la contre-société...). En Allemagne, la contruction de Die Linke a pu se faire hors référence (ou en rejet) au SPD, uniquement dans le débat dans le PDS et la WACS. En France, la situation et le rapport au courant socialiste est différent, compte tenu justement de 1936 et de 1972.
Cette problématique de la coalition/rassemblement et de la formation communiste a été abordée avec raison dans l’Humanité du 20 juin dernier par Pierre Zarka, même si je ne partage pas ses analyses générales sur la place des forces dites "anti-libérales". Le site Gauche Avenir aborde lui uniquement la question des valeurs de la gauche, de sa renfondation mais sa déconnection avec la refondation/recréation d’une formation communiste limite fortement, à mon avis, l’efficacité de la démarche. En même temps, ces initiatives montrent qu’un vrai débat est nécessaire, qu’il faut trouver des espaces de débat où chacun puisse trouver une place appropriée. Je partage les propositions pour que les communistes, qu’ils soient encartés aujourd’hui, qu’ils l’aient été hier, qu’ils aient envie de le devenir aujourd’hui, puissent échanger vraiment et largement sur l’avenir du courant de pensée communiste.
Par contre, je pense que dans les semaines à venir, les propositions pour permettre ce débat large doivent être plus précises qu’elle ne sont formulées aujourd’hui dans le texte de la contribution : Assises pour un projet communiste, Etats-Généraux, etc... Il faut une proposition claire de processus comme il y a une proposition claire de construction d’un nouveau parti. Les débats dans les organismes divers de direction du PCF pour préparer les prochains Congrès n’en seront que que plus fructueux.
Daniel Durand, Saint-Etienne
"un parti sachant rechercher et réaliser des rassemblements et des alliances multiformes permettant la renccontre des acteurs du mouvement social et démocratique et des militants et responsables politiques etc"
pour moi les rassemblements unitaires antilibéraux (les collectifs unitaires) pouvaient permettre d’avancer sur cette voie : le pcf aurait bien plus montré son utilité à investir cette recherche de perspective (qui n’était pas un choix stratégique qui l’aurait bloqué pour 10 ans !!)à gauche en participant à un collectif de forces qui voulaient éviter le vote utile ps, donner de l’audience à la transformation sociale, innover en promouvant le travail collectif contre la présidentialisation-pepolisation, etc etc au lieu d’adopter un attitude suicidaire, de repli sur soi, de dogmatisme etc etc il aurait été possible d’expérimenter le "produire du commun" en respectant les différences de chacun : je ne dis pas que tout était facile et tout beau, mais l’attitude du pcf a gâché des possibilités de mobilisation pour marquer des points contre le libéralisme.
Il ne faut pas en rester là, d’accord, mais il faut quand même le dire.
De la souplesse il en faut en politique pour pouvoir saisir les opportunités que nous offre une situation politique. alors que le pcf actuel parait prisonnier de son histoire, de choix stratégiques qui tournent au dogmatisme...et au bout du compte il se révèle méfiant à l’égard du mouvement social, et complexé à un plus haut point.
votre texte prend positivement la critique de cette période et de cette tentative avortée.
Si le communisme n’est pas la seule référence de ce nouveau parti à construire, est ce que ce parti ne peut être construit que par "les hommes et les femmes communistes de france, membres ou non du pcf" ? j’ai quitté en douce le pcf en 2002, après l’édchec de la présidentielle quand dans la section où j’étais, c’était la "mutation" qui était accusée et plus largement la tentative de renouveau engagée par R Hue. Nombreux qui s’étaient mis en retrait se sont alors exprimés fortement pour critiquer la "mutation" et "donc la perte d’identité" : j’ai pensé alors que si cela n’avait pas marché la raison principale en était le refus des adhérents de changer(combien de fois à des réunions internes on faisait le plein des adhérents quand dans l’organisation d’espaces citoyens on se retrouvait à 2 ou 3 cocos avec 30 ou 40 non communistes...). Est-ce que cela a changé aujourd’hui je n’en suis pas si sûr. La RFA en son temps et les EU ont eu des PC qui avaient raison tout seuls sans jamais pouvoir faire bouger les choses, le pcf va-t-il sur ce chemin ?
le mode de vie interne me parait essentiel pour ce nouveau parti : il faut rompre avec la culture héritée du centralisme démocratique et trouver des modes de fonctionnement modernes prenant en compte le développement des individus, et l’association des différences . (est ce que "la synthèse" mode PS ne réussit pas à résoudre certaines difficultés ? est ce que la voie du "consensus" décidé par les comités antilibéraux n’est pas à étudier, est-ce que les réflexions de mouvements comme ATTAC ne peuvent pas être discutées... )
dépasser le capitalisme nécessite d’inventer de nouvelle façon de faire de la politique et comme vous le soulignez de nouveaux liens avec le mouvement social et associatif. Un parti qui fasse appel à l’invention et à l’intelligence pas au suivisme et à la discipline, qui fasse appel au souci du rassemblement et non à la satisfaction d’avoir raison tout seul (Ha le confort de la clandestinité !)
merci donc pour votre contribution
sUITE à mon précédent message et après lecture de la contribution "pour un débat ouvert et constructif" je partage totalement, de A à Z, le contenu de cette contribution qui analyse concrètement les problèmes et ouvre un débat de fond qui comme il est dit n’est pas que théorique... Vous pouvez, si vous pensez que ça peut aider, me rajouter aux signataires de cette "première contribution"
amitié fraternelle
alexis BERTUSSI sYNDICALISTE hOSPITALIER Marseille
je viens de découvrir votre site par le biais de la lecture occasionnelle de l’huma du jour.( 20 juin) j’ai imprimé les 46 pages de la contribution que je vais lire attentivement. Pour la petite histoire je fais parti des sympathisants qui ont voté communiste pendant 40ans et qui à la dernière présidentielle ont refusé de cautionner le suicide politique du PCF et la mascarade de la candidature anti libérale ; visiblement je n’étais pas le seul.Et aux législatives j’ai à nouveau voté pour la candidate du Pc de mon coin(comme prés de 3% des non votants des présidentielles)dans l’espoir que la leçon sera retenue avec pour les prochaines municipales un autre parti et des responsables et élus plus lucide et moins nombriliste, même si ça semble mal parti pour Marseille....
amitié
alex BERTUSSI